Parution Hors-série thématique des Cahiers de l’Iroise : gare, trains… et déraillements criminels !

Vient de paraître cette semaine le hors-série n°3 des Cahiers de l’Iroise, ayant pour thème : « 1865 – Le train arrive à Brest ».

Parmi les nombreux articles proposés, vous y trouverez celui que j’ai écrit sur le sujet suivant : « Les tentatives malveillantes de déraillement devant la justice finistérienne (1890-1914) ».

L’arrivée du chemin de fer dans une région s’accompagne en effet de quelques formes ciblées de délinquance : outre les vols dans les gares, se multiplient des dégradations diverses, jets de pierres sur les trains, placement d’objets sur les rails, dont se rendent coupables le plus souvent les enfants. Mais le déraillement volontaire d’un train ou sa tentative, que l’on observe surtout dans les premiers temps de l’ouverture d’une nouvelle ligne, est la plus grave des infractions constatées. La loi incrimine au même titre le déraillement effectué et la tentative de déraillement. Il s’agit d’un crime passible de la réclusion si un obstacle est placé à dessein sur la voie ferrée ; si le déraillement est suivi de blessures, le crime est puni des travaux forcés, et quand un décès en est la conséquence, c’est la peine de mort qui attend son auteur. Six tentatives de déraillement ont été jugées devant la cour d’assises du Finistère entre 1890 et 1914. Que ces actes se présentent comme un stupide jeu d’enfants, soient le résultat d’une rivalité de force entre deux ivrognes ou respirent la vengeance contre la société, comment la justice analyse-t-elle les faits, et quelle est sa position pour tenter d’endiguer un fléau menaçant ?

C’est ce que nous tentons d’élucider dans cet article. Voici le lien vers la Société d’Études de Brest et du Léon qui publie le hors-série : http://www.cahiersdeliroise.org/les-cahiers-de-l-iroise/hors-série/

« Les enfants du crépuscule » sur France-Culture

Sur France-Culture, dans l’émission Sur les Docks du jeudi 18 juin, a été diffusé un magnifique documentaire de Sylvestre Naour, réalisé à Saint-Thurien, dans le Finistère, par Christine Robert :

Collection particulière : Les enfants du crépuscule, le droit de cuissage.

J’ai été interviewée dans le cadre de l’émission sur ce sujet que je développe dans mon livre Violence au Village, édité aux Presses Universiaitres de Rennes.

Voici le lien pour le réécouter (53 mn) :

http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=5044169

Interview sur France-Culture le 18 juin à 17 heures

Mon interview, réalisée dans le cadre d’un documentaire par Christine Robert sur une idée de Sylvestre Naour, sera diffusée sur France-Culture dans l’émission Sur les Docks, le jeudi 18 juin, de 17 heures à 18 heures.

Le thème de l’émission ? Les enfants du crépuscule, le droit de cuissage.

C’est l’un des sujets que j’aborde dans mon dernier livre Violence au Village (Presses Universitaires de Rennes).

Jean Le Roy, de Quimper aux tranchées. Itinéraire d’un poète oublié

La société des Amis de Louis Le Guennec, cercle d’études quimpérois dont je fais partie, vient de publier un très beau livre consacré au poète méconnu Jean Le Roy, intitulé “Jean Le Roy, de Quimper aux tranchées. Itinéraire d’un poète oublié”. Né à Quimper en 1894 dans une famille protestante, Jean Le Roy, féru d’art et de poésie, ami de Jean Cocteau, est mort au champ d’Honneur en 1918.

Sa biographie a été établie par Jean-François Douguet, ses poèmes dispersés ont été réunis et commentés par Alain Le Grand-Vélin, et sa correspondance a été dépouillée par Yvon Le Douget. Le livre est disponible au prix de 20€ dans quelques librairies :

Librairie Ravy à Quimper

Espace culturel Leclerc, Quai 29 à Pleuven

Librairie Guillemot à Pont-L’Abbé

Espace culturel Leclerc Quimper

et sous peu à Dialogues, à Brest

et par correspondance, sur le site http://amisleguennec.wix.com/amisleguennec

La présentation publique du livre aura lieu Chez Max, à Quimper, le vendredi 20 mars de 18 h à 19 heures. Des poèmes de Jean Le Roy seront lus à cette occasion par notre ami poète Louis Bertholom. 

Cet article sur un site dédié à la justice et la criminalité peut surprendre le lecteur ! Et encore… Poésie et crime peuvent se côtoyer, et je n’en veux pour preuve que ce poème de jeunesse de Jean Le Roy (1913), intitulé Une servante aima d’amour son maître.

Cela se passait il y a des jours

et des jours, des années et des années,

des siècles et des siècles.

C’était même sur une autre planète

peut-être.

Une servante aima d’amour 

son maître.

Un soir, il lui dit : venez m’habiller

car je vais aller chez ma chère aimée.

Elle m’a promis son coeur et son corps

pour la nuit prochaine. Venez m’habiller.

La tendre servante prit les aromates,

les fards et les graisses,

les poudres brunes, rouges et violettes

et dévêtit son maître.

Elle sema sur le corps tant aimé

et tant désiré

de la poudre brune pour le faire plus mâle.

Et dans les cheveux, la servante pâle

mit les poudres d’or et les aromates.

Les poudres d’argent violet et mauve

assombrirent les paupières si lourdes

et dessus les deux lèvres écarlates

elle mit les fards et les graisses rouges.

Les lèvres semblaient deux fruits sublunaires 

sous le doux feuillage crépusculaire

des poudres d’argent violet et mauve !

Pour vêtir le maître,

des robes de serge

obscures et amples !

Pour vêtir le maître

la ceinture molle

autour de la robe

lourde obscure et ample.

Et lorsque le maître fut habillé,

il descendit par un grand escalier,

un grand escalier lumineux et blanc

en large spirale, comme l’éternité,

un grand escalier lumineux et blanc.

A la centième marche, la fille tendre

égorgea son maître avec un couteau.

Puis elle étreignit le corps tant aimé

et tant désiré.

Les lèvres restaient rouges et vivantes

ainsi que deux fruits sous le noir feuillage

des cheveux poudrés remplis d’aromates.

La tendre servante y passa la nuit … 

égarée d’amour,

enivrée de voir

que de par son art

les lèvres restaient rouges et vivantes,

le corps teint de brun ne blêmissait pas,

que des cheveux pleins de parfums de plantes,

ne s’exhalait pas 

l’odeur du trépas.

Rendez-vous Chez Max à Quimper jeudi 6 novembre

Le jeudi 6 novembre 2014, je suis présente aux Rendez-vous de Max, chez Max, Cour Jacob (8 rue du Parc face à la Préfecture) à Quimper, de 18 heures à 19 heures. 

Depuis février 2013, rencontres et lectures ont lieu chez Max, ancienne demeure familiale du poète Max Jacob, sous la houlette des poètes Louis Bertholom, Marie-Josée Christien et Gérard Cléry. Lors de cette rencontre, j’évoquerai la figure du crime en Bretagne et tenterai de dresser le profil des criminels et criminelles rencontrés dans les dossiers des archives judiciaires… en ciblant davantage mon propos – de manière tout à fait arbitraire !-  sur les femmes criminelles.

Hors-série des Cahiers de l’Iroise : l’affaire Castel

« Scènes de crime à Brest » est le sujet du dernier hors-série des Cahiers de l’Iroise paru le 23 septembre 2014.

Vous pourrez découvrir pages 5-20 un article que j’ai écrit sur l’affaire Castel, « le » grand procès criminel du Finistère au 19e siècle. L’affaire de l’assassinat du Brestois René Castel par ses proches en 1840 est jugée devant la cour d’assises du Finistère en janvier 1841. L’énormité du crime, présentant « des scènes dramatiquement horribles » selon le président de la cour d’assises, sa part de mystère, la personnalité de ses auteurs, au nombre desquels figure une fille de 15 ans, suscitent alors les angoisses et les fantasmes de la population. Puis les nœuds de l’enquête, ses tâtonnements, les circonstances palpitantes de l’arrestation des accusés, sont autant de péripéties qui font vibrer toute une région des mois durant ! Enfin, la conclusion du procès par le prononcé du châtiment suprême pour deux des assassins apparaît alors comme la cerise sur le gâteau pour un public friand de faits divers… 

La revue est en vente au siège des Cahiers de l’Iroise :

http://www.cahiersdeliroise.org/les-cahiers-de-l-iroise/hors-série/

ou à la librairie Dialogues de Brest.

 

Invitée de « Bouquins en Bretagne » sur Alternantes FM

Samedi 13 septembre à 11 heures, pendant près d’une demi-heure, j’ai été l’invitée de Daniel Raphalen sur Alternantes FM (98.1 FM) pour parler de mon livre Violence au Village dans son émission célèbre « Bouquins en Bretagne » sur l’actualité littéraire.

Le podcast de l’émission est disponible pour être écouté ou réécouté sur le site d’Alternantes FM (30 minutes après le début de l’émission, juste après l’interview d’Yvon Ollivier) :  http://www.alternantesfm.net/bouquins-en-bretagne/bouquins-en-bretagne-invites-yvon-ollivier-annick-douget-septembre-2014/

Le cri du livre : Salon des auteurs cornouaillais de Fouesnant le 11 juillet

Le vendredi 11 juillet 2014, de 17 heures à 20 heures, se déroulera la deuxième édition du Salon des auteurs cornouaillais organisé par Louis Bertholom, Francis Pessein et Mark Gléonec. Il se tient au centre de Fouesnant, en plein air, au 8 rue de Cornouaille face à la Galerie Francis Pessein, et j'y serai présente.

Poètes, romanciers, essayistes du cru s'en donnent à coeur joie lors de cette manifestation intitulée "Le cri du livre" qui, plus qu'une séance de dédicaces, est un spectacle haut en couleurs : déclamations, chants, contes, prises de parole, intermèdes musicaux des auteurs se succèdent pour en faire un Salon à nul autre pareil ! Et dans ce lieu convivial, plein de vitalité et de bonne humeur, vous aurez plaisir à rencontrer le monde des écrivains de Cornouaille et à découvrir les derniers ouvrages des auteurs présents… dont mon livre Violence au village !

 

« Violence au village » vient de paraître !

Violence au village. La société rurale finistérienne face à la justice (1815-1914), édité par les Presses Universitaires de Rennes, est maintenant disponible dans toutes les librairies. Prochainement, je viendrai à la rencontre des lecteurs, d’abord au Salon Livr’Arts de Plomelin le 4 mai, puis à la Librairie Ravy à Quimper le samedi 24 mai.

En voici le résumé par l’éditeur :

À travers un grand 19e siècle (1815-1914), Annick Le Douget plonge dans la violence villageoise du département du Finistère. L’analyse des archives judiciaires révèle la lutte entre le pouvoir de justice « officieuse » de la communauté villageoise, jugé archaïque mais encore bien enraciné localement, et la justice « officielle » d’un État encore balbutiant. Les usages locaux, les mentalités et la pratique de la langue bretonne obstruent-ils l’action de normalisation du droit ?

Et voici le sommaire de l’ouvrage de 336 pages, préfacé par l’historien Frédéric Chauvaud, avec une postface de Daniel Giraudon :

Première partie : Les violences entre soi

Chapitre 1 : Violences en famille

Les conflits de pouvoir et d’autorité

La violence dans la gestion du patrimoine

Intérêt, jalousie et violence dans la dévolution des patrimoines

Chapitre 2 : Violences dans le couple

Les logiques de la violence conjugale

Les violences dans le ménage

Sortir de l’impasse des violences conjugales

Chapitre 3 : La place des enfants

La fabrique de la violence juvénile

Enfance malmenée et violentée

Deuxième partie : Les formes de la violence

Chapitre 4 : Les effets de la violence

Les effets de la violence au sein de la famille

Les solidarités villageoises à l’épreuve de la violence envers les handicapés mentaux

Les victimes dans le village : la souillure des femmes violées

Chapitre 5 : Deux cultures en lice pour le contrôle de la violence

Le modèle de la justice communautaire

L’intervention de la justice d’État ou l’art de dénoncer

Chapitre 6 : La vengeance

L’objet de la vengeance

Les formes codifiées de la vengeance

Les attitudes du village face à la vengeance

Troisième partie : La justice contre les communautés

Chapitre 7 : Les résistances communautaires

Les mouvements de résistance collective à l’État

Les résistances communautaires à la justice étatique

Chapitre 8 : La justice face aux « maux finistériens »

Catalogue des maux finistériens liés aux structures rurales et sociales

La justice face aux travers des usages et des mentalités

La justice face aux résistances culturelles : le conflit des langues au prétoire

Chapitre 9 : L’acculturation judiciaire

L’appui de l’Église à la mission de la justice

Acteurs majeurs de l’acculturation judiciaire

La justice contre les communautés : en guise de bilan, jalons et signes de l’acculturation judiciaire