Parution Hors-série thématique des Cahiers de l’Iroise : gare, trains… et déraillements criminels !

Vient de paraître cette semaine le hors-série n°3 des Cahiers de l’Iroise, ayant pour thème : « 1865 – Le train arrive à Brest ».

Parmi les nombreux articles proposés, vous y trouverez celui que j’ai écrit sur le sujet suivant : « Les tentatives malveillantes de déraillement devant la justice finistérienne (1890-1914) ».

L’arrivée du chemin de fer dans une région s’accompagne en effet de quelques formes ciblées de délinquance : outre les vols dans les gares, se multiplient des dégradations diverses, jets de pierres sur les trains, placement d’objets sur les rails, dont se rendent coupables le plus souvent les enfants. Mais le déraillement volontaire d’un train ou sa tentative, que l’on observe surtout dans les premiers temps de l’ouverture d’une nouvelle ligne, est la plus grave des infractions constatées. La loi incrimine au même titre le déraillement effectué et la tentative de déraillement. Il s’agit d’un crime passible de la réclusion si un obstacle est placé à dessein sur la voie ferrée ; si le déraillement est suivi de blessures, le crime est puni des travaux forcés, et quand un décès en est la conséquence, c’est la peine de mort qui attend son auteur. Six tentatives de déraillement ont été jugées devant la cour d’assises du Finistère entre 1890 et 1914. Que ces actes se présentent comme un stupide jeu d’enfants, soient le résultat d’une rivalité de force entre deux ivrognes ou respirent la vengeance contre la société, comment la justice analyse-t-elle les faits, et quelle est sa position pour tenter d’endiguer un fléau menaçant ?

C’est ce que nous tentons d’élucider dans cet article. Voici le lien vers la Société d’Études de Brest et du Léon qui publie le hors-série : http://www.cahiersdeliroise.org/les-cahiers-de-l-iroise/hors-série/