Rendez-vous Chez Max à Quimper jeudi 6 novembre

Le jeudi 6 novembre 2014, je suis présente aux Rendez-vous de Max, chez Max, Cour Jacob (8 rue du Parc face à la Préfecture) à Quimper, de 18 heures à 19 heures. 

Depuis février 2013, rencontres et lectures ont lieu chez Max, ancienne demeure familiale du poète Max Jacob, sous la houlette des poètes Louis Bertholom, Marie-Josée Christien et Gérard Cléry. Lors de cette rencontre, j'évoquerai la figure du crime en Bretagne et tenterai de dresser le profil des criminels et criminelles rencontrés dans les dossiers des archives judiciaires… en ciblant davantage mon propos – de manière tout à fait arbitraire !-  sur les femmes criminelles.

Hors-série des Cahiers de l’Iroise : l’affaire Castel

"Scènes de crime à Brest" est le sujet du dernier hors-série des Cahiers de l'Iroise paru le 23 septembre 2014.

Vous pourrez découvrir pages 5-20 un article que j'ai écrit sur l'affaire Castel, "le" grand procès criminel du Finistère au 19e siècle. L'affaire de l'assassinat du Brestois René Castel par ses proches en 1840 est jugée devant la cour d'assises du Finistère en janvier 1841. L'énormité du crime, présentant « des scènes dramatiquement horribles » selon le président de la cour d'assises, sa part de mystère, la personnalité de ses auteurs, au nombre desquels figure une fille de 15 ans, suscitent alors les angoisses et les fantasmes de la population. Puis les nœuds de l'enquête, ses tâtonnements, les circonstances palpitantes de l'arrestation des accusés, sont autant de péripéties qui font vibrer toute une région des mois durant ! Enfin, la conclusion du procès par le prononcé du châtiment suprême pour deux des assassins apparaît alors comme la cerise sur le gâteau pour un public friand de faits divers… 

La revue est en vente au siège des Cahiers de l'Iroise :

 http://www.cahiersdeliroise.org/les-cahiers-de-l-iroise/hors-série/

ou à la librairie Dialogues de Brest.

 

Invitée de « Bouquins en Bretagne » sur Alternantes FM

Samedi 13 septembre à 11 heures, pendant près d'une demi-heure, j'ai été l'invitée de Daniel Raphalen sur Alternantes FM (98.1 FM) pour parler de mon livre Violence au Village dans son émission célèbre "Bouquins en Bretagne" sur l'actualité littéraire.

Le podcast de l'émission est disponible pour être écouté ou réécouté sur le site d'Alternantes FM (30 minutes après le début de l'émission, juste après l'interview d'Yvon Ollivier) :  http://www.alternantesfm.net/bouquins-en-bretagne/bouquins-en-bretagne-invites-yvon-ollivier-annick-douget-septembre-2014/

Deux conférences à venir

 

Le jeudi 6 novembre 2014, je suis présente aux Rendez-vous de Max, chez Max, Cour Jacob (8 rue du Parc face à la Préfecture) à Quimper, de 18 heures à 19 heures. Depuis février 2013, rencontres et lectures ont lieu chez Max, ancienne demeure familiale du poète Max Jacob, sous la houlette des poètes Louis Bertholom, Marie-Josée Christien et Gérard Cléry. Lors de cette rencontre, j'évoquerai la figure du crime en Bretagne et tenterai de dresser le profil des criminels et criminelles rencontrés dans les dossiers des archives judiciaires.

 

Le samedi 13 décembre 2014 à 14 heures 30, à Brest, salle des conférences de la Mairie de l'Europe, j'interviendrai sur le sujet de la violence au village à l'initiative de l'Antenne de Brest du Centre généalogique du Finistère.

L’étude des violences commises dans les familles et dans les villages du Finistère au 19e siècle est pour nous une manière de pénétrer au coeur de la société rurale afin de lui rendre tout son relief. En nous appuyant sur une importante documentation d’archives judiciaires, nous chercherons à mesurer le niveau de tolérance des Finistériens à l’égard de la violence, avant de nous demander à qui reviennent son contrôle et sa répression dans une société où la justice d'État peine à s'imposer

 

Le cri du livre : Salon des auteurs cornouaillais de Fouesnant le 11 juillet

Le vendredi 11 juillet 2014, de 17 heures à 20 heures, se déroulera la deuxième édition du Salon des auteurs cornouaillais organisé par Louis Bertholom, Francis Pessein et Mark Gléonec. Il se tient au centre de Fouesnant, en plein air, au 8 rue de Cornouaille face à la Galerie Francis Pessein, et j'y serai présente.

Poètes, romanciers, essayistes du cru s'en donnent à coeur joie lors de cette manifestation intitulée "Le cri du livre" qui, plus qu'une séance de dédicaces, est un spectacle haut en couleurs : déclamations, chants, contes, prises de parole, intermèdes musicaux des auteurs se succèdent pour en faire un Salon à nul autre pareil ! Et dans ce lieu convivial, plein de vitalité et de bonne humeur, vous aurez plaisir à rencontrer le monde des écrivains de Cornouaille et à découvrir les derniers ouvrages des auteurs présents… dont mon livre Violence au village !

 

« Violence au village » vient de paraître !

Violence au village. La société rurale finistérienne face à la justice (1815-1914), édité par les Presses Universitaires de Rennes, est maintenant disponible dans toutes les librairies. Prochainement, je viendrai à la rencontre des lecteurs, d’abord au Salon Livr’Arts de Plomelin le 4 mai, puis à la Librairie Ravy à Quimper le samedi 24 mai.

En voici le résumé par l'éditeur :

À travers un grand 19e siècle (1815-1914), Annick Le Douget plonge dans la violence villageoise du département du Finistère. L’analyse des archives judiciaires révèle la lutte entre le pouvoir de justice « officieuse » de la communauté villageoise, jugé archaïque mais encore bien enraciné localement, et la justice « officielle » d’un État encore balbutiant. Les usages locaux, les mentalités et la pratique de la langue bretonne obstruent-ils l’action de normalisation du droit ?

Et voici le sommaire de l’ouvrage de 336 pages, préfacé par l’historien Frédéric Chauvaud, avec une postface de Daniel Giraudon :

Première partie : Les violences entre soi

Chapitre 1 : Violences en famille

Les conflits de pouvoir et d’autorité

La violence dans la gestion du patrimoine

Intérêt, jalousie et violence dans la dévolution des patrimoines

Chapitre 2 : Violences dans le couple

Les logiques de la violence conjugale

Les violences dans le ménage

Sortir de l’impasse des violences conjugales

Chapitre 3 : La place des enfants

La fabrique de la violence juvénile

Enfance malmenée et violentée

 

Deuxième partie : Les formes de la violence

Chapitre 4 : Les effets de la violence

Les effets de la violence au sein de la famille

Les solidarités villageoises à l’épreuve de la violence envers les handicapés mentaux

Les victimes dans le village : la souillure des femmes violées

Chapitre 5 : Deux cultures en lice pour le contrôle de la violence

Le modèle de la justice communautaire

L’intervention de la justice d’État ou l’art de dénoncer

Chapitre 6 : La vengeance

L’objet de la vengeance

Les formes codifiées de la vengeance

Les attitudes du village face à la vengeance

 

Troisième partie : La justice contre les communautés

Chapitre 7 : Les résistances communautaires

Les mouvements de résistance collective à l’État

Les résistances communautaires à la justice étatique

Chapitre 8 : La justice face aux « maux finistériens »

Catalogue des maux finistériens liés aux structures rurales et sociales

La justice face aux travers des usages et des mentalités

La justice face aux résistances culturelles : le conflit des langues au prétoire

Chapitre 9 : L’acculturation judiciaire

L’appui de l’Église à la mission de la justice

Acteurs majeurs de l’acculturation judiciaire

La justice contre les communautés : en guise de bilan, jalons et signes de l’acculturation judiciaire

Parution prochaine de Violence au village !

Violence au villageMon nouveau livre Violence au village. La société rurale finistérienne face à la justice (1815-1914) doit paraître dans les jours à venir aux Presses Universitaires de Rennes (P.U.R.). Il s'agit du livre issu d'une thèse de doctorat soutenue à l'université de Bretagne occidentale en novembre 2012. La préface est du Pr Frédéric Chauvaud, président du jury de thèse, et la postface du Pr Daniel Giraudon, qui dirigeait mes travaux.

En voici la présentation, telle qu'elle figure en quatrième de couverture du livre. L'illustration de la page de couverture est un détail d'un beau tableau d'Alfred Darjou, Noce bretonne, du Musée breton (Quimper).

La violence est au cœur de ce livre. Qu’elle surgisse au sein des familles ou dans le village, qu’elle soit individuelle ou collective, grave ou légère, il faut en appréhender la dynamique et la complexité avant de l’ordonner, en quelque sorte, pour lui donner sens.

Existe-t-il une violence propre au Finistère ? La question doit être nuancée et mieux vaut tenter de mesurer le niveau de tolérance des villageois à son égard, et son impact sur les solidarités locales, ou de rechercher à qui échoient son contrôle et sa répression. Cette approche rend alors visible l’action de l’État et de ses magistrats pour bousculer le pouvoir de justice « officieuse » du bastion communautaire, jugé archaïque, mais encore bien enraciné localement au xixsiècle, et imposer la justice « officielle » dans le département.

L’étude donne un éclairage nouveau sur les rapports des Finistériens avec la justice et l’appareil judiciaire d’État. Les usages locaux, les mentalités et la pratique de la langue bretonne obstruent-ils l’action de normalisation de la justice ? La réflexion sur les frottements entre la volonté d'acculturation judiciaire et les résistances de la population permet de renouveler les connaissances sur la société rurale finistérienne en suivant une justice qui provoque et accompagne une mutation de civilisation au XIXe siècle.

 

Conférence, Le Quartier, Centre d’art contemporain de Quimper

Du 1er février au 18 2014, Le Quartier, Centre d'art contemorain de Quimper, organise une exposition collective intitulée "L'heure des sorcières, Sorcières : pourchassées, assumées, puissantes, queer."

C'est dans ce cadre que, le jeudi 13 février 2014, je suis invitée à donner une conférence dont voici la présentation "officielle" sur le site internet du Quartier

JEUDI 13 FÉVRIER 2014 À 18H30
“SORCIÈRES” ET EMPOISONNEUSES FINISTÉRIENNES AU XIXE SIÈCLE
“Sorcières” et empoisonneuses finistériennes au XIXe siècle : entre fantasmes et réalité judiciaire 
Par Annick Le Douget
 

Symboliquement, les femmes du monde rural sont investies du pouvoir que leur donne la connaissance des corps, qui s’exerce dans les temps de la maternité, de la maladie ou de la mort. 

Les sorcières de campagne se prévalent de dons particuliers, de connaissances empiriques ou de pouvoirs spécifiques pour guérir les hommes, parfois les enrichir ou les rendre puissants, ou simplement pour préserver leur bétail… promesses à la mesure des attentes et des rêves de leurs “clients”. Le personnage de la sorcière, énigmatique, est craint, car l’on ne sait la limite de son pouvoir, magique sûrement, maléfique peut-être. Quant à l’empoisonneuse, elle est la figure distordue du pouvoir féminin, sa part d’ombre : elle sème la mort et la souffrance, suscite l’effroi mais aussi la répulsion, et révèle nombre de fantasmes. 

Mais la Justice veille… Si les sorcières sont prosaïquement inculpées d’exercice illégal de l’art de la médecine ou de la pharmacie, voire d’escroquerie, les empoisonneuses tombent quant à elles sous le couperet de la loi, accusées d’un crime puni de mort. 

De la mise en perspective de ces deux personnages, se dévoile un monde de peurs, d’angoisses et d’espoirs, irrationnel à nos yeux mais auquel nous tenterons de donner sens. Le propos sera illustré par de nombreux exemples puisés dans les archives judiciaires finistériennes du XIXe siècle. 

Docteur en celtique, Annick Le Douget, greffière, est chercheur associé au Centre de recherche bretonne et celtique de Brest (CRBC). Elle est l’auteur de nombreux ouvrages sur le thème de la criminalité, de la violence et de la justice en Bretagne.