Parution du livre sur la poudre Baumol !

Ça y est ! Mon enquête sur l'affaire de la poudre Baumol a été publiée en février ! Je suis heureuse de pouvoir partager avec les lecteurs mes longues et difficiles investigations sur le sujet. 

Si vous souhaitez le commander ou l'acheter, vous pouvez cliquer sur la page : Acheter

Qui se souvient de l’affaire de la poudre Baumol dont la révélation avait défrayé la chronique en 1952 ? Cette poudre de talc est responsable de la mort d’au moins 72 bébés, sans doute davantage, et de souffrances – intoxications, blessures, brûlures – infligées à près de 400 victimes, surtout des enfants en bas âge. Il s’agit de la première catastrophe sanitaire survenue en France, frappant en majorité des familles de Bretagne et du Sud-Ouest. 

À l’origine de cette tragédie qui se noue fin 1951 dans un modeste laboratoire pharmaceutique de Bordeaux, les Laboratoires Daney, de l’anhydride arsénieux – arsenic – est mêlé accidentellement à la préparation de talc. 2 000 boîtes de poudre toxique sont achetées par les mères de famille… et c’est seulement le 30 octobre 1952 qu’est mis un terme à la vente du talc en dépit des signalements des professionnels de santé bretons.

L’accident ne doit rien à la fatalité, comme il en résulte des investigations menées sans concession par l’auteur et livrées ici au terme d’une enquête inédite, appuyée par des témoignages bouleversants. Des négligences criminelles sont en effet à l’origine du drame et Jacques Cazenave, le gérant du laboratoire, devra en répondre devant la justice en 1959.

Un livre édifiant et révoltant sur un scandale sanitaire méconnu de l’après-guerre.

15 €, 160 pages, 27 photographies. Si vous souhaitez commander ou consulter la liste des librairies où il est en vente, cliquez sur la page Acheter.

 Egalement disponible en version numérique sans les illustrations pour les liseuses Kindle et Kobo au prix de 7€.

Couverture Enquête sur le scandale de la poudre Baumol

Dimanche 28 février à 15 heures à Saint-Jean-Trolimon, Conférence / Dédicace : Le scandale sanitaire de la poudre Baumol

Dimanche 28 février à 15 heures, à Saint-Jean-Trolimon, Salle polyvalente, parking de la mairie, je présenterai pour la première fois mes investigations sur l’affaire de la poudre Baumol à l’occasion du lancement de mon livre Enquête sur le scandale de la Poudre Baumol.

En novembre et décembre 1951, suite à un accident de fabrication dans les laboratoires Daney de Bordeaux qui fabriquaient le talc dénommé « Poudre Bamol », de l’arsenic est mêlé à la préparation et 2000 boîtes de cette poudre empoisonnée à haute dose se retrouvent aux mains des mamans…. jusqu’à fin octobre 1952, malgré le signalement de trois médecins du Pays bigouden et en dépit des alertes des pharmaciens.

Et le premier bilan dressé fin 1952 est désastreux puisqu’on dénombre en France 506 graves intoxications suivies de 82 décès dont 76 en Bretagne, des bébés en immense majorité. Le Pays bigouden est durement frappé ; l’enquête y recense 16 décès et 57 graves intoxications, outre des blessures et brûlures plus légères infligées aux enfants.

Cette affaire ne doit rien à la fatalité. Les négligences criminelles du laboratoire et celles du fournisseur de matières premières sont pointées, mais l’inertie de l’État, et notamment celle des services sanitaires, est également épinglée : ont-ils cherché à étouffer l’affaire ? Le procès de Cazenave, le gérant du laboratoire, n’a eu lieu qu’en octobre 1959, sept ans après la révélation des faits : comment expliquer cette durée anormalement longue de l’instruction ? Seules trois familles finistériennes se sont constituées parties civiles avant le procès. Pourquoi a-t-on laissé libre champ aux assurances du laboratoire pour régler de la main à la main des indemnités dérisoires aux victimes qui se sont alors trouvées évincées de leurs droits légitimes ?

Autant de questions sur ce drame révoltant qui seront débattues lors de la conférence. Seront projetées en outre des photographies inédites rassemblées dans le livre.

Venez nombreux pour en parler !

Le livre Enquête sur le scandale de la Poudre Baumol, objet de longues et difficiles recherches, sera proposé à la vente au prix de 15 euros. (160 pages, 27 illustrations)

 

Prochaine parution de mon livre consacré à l’affaire de la Poudre Baumol

Fin février 2016, paraîtra mon huitième livre intitulé :

Enquête sur le scandale de la poudre Baumol (1951-1959)

La première catastrophe sanitaire française

Qui se souvient de l’affaire de la poudre Baumol dont la révélation avait défrayé la chronique en 1952 ? Cette poudre de talc est responsable de la mort d’au moins 72 bébés, sans doute davantage, et de souffrances – intoxications, blessures, brûlures – infligées à près de 400 victimes, surtout des enfants en bas âge. Il s’agit de la première catastrophe sanitaire survenue en France, frappant en majorité des familles de Bretagne et du Sud-Ouest. 

À l’origine de cette tragédie qui se noue fin 1951 dans un modeste laboratoire pharmaceutique de Bordeaux, les Laboratoires Daney, de l’anhydride arsénieux – arsenic – est mêlé accidentellement à la préparation de talc. 2 000 boîtes de poudre toxique sont achetées par les mères de famille… et c’est seulement le 30 octobre 1952 qu’est mis un terme à la vente du talc en dépit des signalements des professionnels de santé bretons.

L’accident ne doit rien à la fatalité, comme il en résulte des investigations menées sans concession par l’auteur et livrées ici au terme d’une enquête inédite, appuyée par des témoignages bouleversants. Des négligences criminelles sont en effet à l’origine du drame et Jacques Cazenave, le gérant du laboratoire, devra en répondre devant la justice en 1959.

Un livre édifiant et révoltant sur un scandale sanitaire méconnu de l’après-guerre.

Le livre de 160 pages, illustré de plusieurs photographies inédites, sera mis en vente au prix de 15 euros.

L'ouvrage sera également disponible en version numérique.

D'autres précisions seront apportées sous peu ! 

Parution Hors-série thématique des Cahiers de l’Iroise : gare, trains… et déraillements criminels !

Vient de paraître cette semaine le hors-série n°3 des Cahiers de l'Iroise, ayant pour thème : "1865 – Le train arrive à Brest".

Parmi les nombreux articles proposés, vous y trouverez celui que j'ai écrit sur le sujet suivant : « Les tentatives malveillantes de déraillement devant la justice finistérienne (1890-1914) ».

L’arrivée du chemin de fer dans une région s’accompagne en effet de quelques formes ciblées de délinquance : outre les vols dans les gares, se multiplient des dégradations diverses, jets de pierres sur les trains, placement d’objets sur les rails, dont se rendent coupables le plus souvent les enfants. Mais le déraillement volontaire d’un train ou sa tentative, que l’on observe surtout dans les premiers temps de l’ouverture d’une nouvelle ligne, est la plus grave des infractions constatées. La loi incrimine au même titre le déraillement effectué et la tentative de déraillement. Il s’agit d’un crime passible de la réclusion si un obstacle est placé à dessein sur la voie ferrée ; si le déraillement est suivi de blessures, le crime est puni des travaux forcés, et quand un décès en est la conséquence, c’est la peine de mort qui attend son auteur. Six tentatives de déraillement ont été jugées devant la cour d’assises du Finistère entre 1890 et 1914. Que ces actes se présentent comme un stupide jeu d’enfants, soient le résultat d’une rivalité de force entre deux ivrognes ou respirent la vengeance contre la société, comment la justice analyse-t-elle les faits, et quelle est sa position pour tenter d’endiguer un fléau menaçant ?

C'est ce que nous tentons d'élucider dans cet article. Voici le lien vers la Société d'Études de Brest et du Léon qui publie le hors-série : http://www.cahiersdeliroise.org/les-cahiers-de-l-iroise/hors-série/

« Les enfants du crépuscule » sur France-Culture

Sur France-Culture, dans l'émission Sur les Docks du jeudi 18 juin, a été diffusé un magnifique documentaire de Sylvestre Naour, réalisé à Saint-Thurien, dans le Finistère, par Christine Robert :

Collection particulière : Les enfants du crépuscule, le droit de cuissage. 

J'ai été interviewée dans le cadre de l'émission sur ce sujet que je développe dans mon livre Violence au Village, édité aux Presses Universiaitres de Rennes.

Voici le lien pour le réécouter (53 mn) :

http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=5044169

Interview sur France-Culture le 18 juin à 17 heures

Mon interview, réalisée dans le cadre d'un documentaire par Christine Robert sur une idée de Sylvestre Naour, sera diffusée sur France-Culture dans l'émission Sur les Docks, le jeudi 18 juin, de 17 heures à 18 heures.

Le thème de l'émission ? Les enfants du crépuscule, le droit de cuissage.

C'est l'un des sujets que j'aborde dans mon dernier livre Violence au Village (Presses Universitaires de Rennes).

Jean Le Roy, de Quimper aux tranchées. Itinéraire d’un poète oublié

La société des Amis de Louis Le Guennec, cercle d’études quimpérois dont je fais partie, vient de publier un très beau livre consacré au poète méconnu Jean Le Roy, intitulé “Jean Le Roy, de Quimper aux tranchées. Itinéraire d’un poète oublié”. Né à Quimper en 1894 dans une famille protestante, Jean Le Roy, féru d’art et de poésie, ami de Jean Cocteau, est mort au champ d’Honneur en 1918.

Sa biographie a été établie par Jean-François Douguet, ses poèmes dispersés ont été réunis et commentés par Alain Le Grand-Vélin, et sa correspondance a été dépouillée par Yvon Le Douget. Le livre est disponible au prix de 20€ dans quelques librairies :

Librairie Ravy à Quimper

Espace culturel Leclerc, Quai 29 à Pleuven

Librairie Guillemot à Pont-L’Abbé

Espace culturel Leclerc Quimper

et sous peu à Dialogues, à Brest

et par correspondance, sur le site http://amisleguennec.wix.com/amisleguennec

La présentation publique du livre aura lieu Chez Max, à Quimper, le vendredi 20 mars de 18 h à 19 heures. Des poèmes de Jean Le Roy seront lus à cette occasion par notre ami poète Louis Bertholom. 

Cet article sur un site dédié à la justice et la criminalité peut surprendre le lecteur ! Et encore… Poésie et crime peuvent se côtoyer, et je n’en veux pour preuve que ce poème de jeunesse de Jean Le Roy (1913), intitulé Une servante aima d'amour son maître.

Cela se passait il y a des jours

et des jours, des années et des années,

des siècles et des siècles.

C'était même sur une autre planète

peut-être.

 

Une servante aima d'amour 

son maître.

 

Un soir, il lui dit : venez m'habiller

car je vais aller chez ma chère aimée.

Elle m'a promis son coeur et son corps

pour la nuit prochaine. Venez m'habiller.

 

La tendre servante prit les aromates,

les fards et les graisses,

les poudres brunes, rouges et violettes

et dévêtit son maître.

Elle sema sur le corps tant aimé

et tant désiré

de la poudre brune pour le faire plus mâle.

Et dans les cheveux, la servante pâle

mit les poudres d'or et les aromates.

 

Les poudres d'argent violet et mauve

assombrirent les paupières si lourdes

et dessus les deux lèvres écarlates

elle mit les fards et les graisses rouges.

Les lèvres semblaient deux fruits sublunaires 

sous le doux feuillage crépusculaire

des poudres d'argent violet et mauve !

 

Pour vêtir le maître,

des robes de serge

obscures et amples !

Pour vêtir le maître

la ceinture molle

autour de la robe

lourde obscure et ample.

 

Et lorsque le maître fut habillé,

il descendit par un grand escalier,

un grand escalier lumineux et blanc

en large spirale, comme l'éternité,

un grand escalier lumineux et blanc.

A la centième marche, la fille tendre

égorgea son maître avec un couteau.

Puis elle étreignit le corps tant aimé

et tant désiré.

Les lèvres restaient rouges et vivantes

ainsi que deux fruits sous le noir feuillage

des cheveux poudrés remplis d'aromates.

La tendre servante y passa la nuit … 

égarée d'amour,

enivrée de voir

que de par son art

les lèvres restaient rouges et vivantes,

le corps teint de brun ne blêmissait pas,

que des cheveux pleins de parfums de plantes,

ne s'exhalait pas 

l'odeur du trépas.

 

 

Rendez-vous Chez Max à Quimper jeudi 6 novembre

Le jeudi 6 novembre 2014, je suis présente aux Rendez-vous de Max, chez Max, Cour Jacob (8 rue du Parc face à la Préfecture) à Quimper, de 18 heures à 19 heures. 

Depuis février 2013, rencontres et lectures ont lieu chez Max, ancienne demeure familiale du poète Max Jacob, sous la houlette des poètes Louis Bertholom, Marie-Josée Christien et Gérard Cléry. Lors de cette rencontre, j'évoquerai la figure du crime en Bretagne et tenterai de dresser le profil des criminels et criminelles rencontrés dans les dossiers des archives judiciaires… en ciblant davantage mon propos – de manière tout à fait arbitraire !-  sur les femmes criminelles.

Hors-série des Cahiers de l’Iroise : l’affaire Castel

"Scènes de crime à Brest" est le sujet du dernier hors-série des Cahiers de l'Iroise paru le 23 septembre 2014.

Vous pourrez découvrir pages 5-20 un article que j'ai écrit sur l'affaire Castel, "le" grand procès criminel du Finistère au 19e siècle. L'affaire de l'assassinat du Brestois René Castel par ses proches en 1840 est jugée devant la cour d'assises du Finistère en janvier 1841. L'énormité du crime, présentant « des scènes dramatiquement horribles » selon le président de la cour d'assises, sa part de mystère, la personnalité de ses auteurs, au nombre desquels figure une fille de 15 ans, suscitent alors les angoisses et les fantasmes de la population. Puis les nœuds de l'enquête, ses tâtonnements, les circonstances palpitantes de l'arrestation des accusés, sont autant de péripéties qui font vibrer toute une région des mois durant ! Enfin, la conclusion du procès par le prononcé du châtiment suprême pour deux des assassins apparaît alors comme la cerise sur le gâteau pour un public friand de faits divers… 

La revue est en vente au siège des Cahiers de l'Iroise :

 http://www.cahiersdeliroise.org/les-cahiers-de-l-iroise/hors-série/

ou à la librairie Dialogues de Brest.